La « Vélorution » bagnéraise, pour changer la planète à deux roues

Thomas Simonian | | ,
vélorution bagneres 2 | Mon Journal Local
Ambiance familiale pour la "Vélorution" de Bagnères en octobre dernier - Photo : DR
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Sprinteurs. Le concept de « Vélorution » est devenu dans notre département un virus peut-être plus contagieux que le variant Omicron. Nous avions déjà évoqué sur notre site la « Vélorution » tarbaise qui a récemment connu un beau succès (déjà deux éditions) pour maintenant mettre en avant celle de Bagnères-de-Bigorre, portée par de vrais passionnés. Jean Barès, membre du collectif « Osez le vélo », nous a reçu pour parler avenir, écologie et urgence. Car derrière la promotion du vélo il n’est pas question de cacher la finalité sociétale, construire un monde meilleur. Ah au fait, la Vélorution qu’es aquo ? C’est tendre à une masse critique pour revendiquer de vraies avancées pour les deux roues. En clair passer du petit au grand braquet.

Jean Barès est l’un des animateurs de la « Vélorution » de Bagnères (déjà deux éditions au compteur) . Ce pyrénéen d’adoption venu du Tarn (« Je suis venu ici pour changer de vie, et libérer du temps pour ma famille et mes engagements ») est un fou de vélo : « Au départ c’était uniquement une pratique sportive via le VTT, mais au fil du temps j’ai compris que le vélo pouvait être bien autre chose. Il est le symbole des mutations en cours. ». Il y a deux ans c’est à la « Fête de la Biodiversité » que Jean a rencontré les membres de l’association « Recyclo-Loco », eux-mêmes initiateurs du collectif « Osez le vélo » auquel Jean a adhéré : « L’objectif est de peser sur les acteurs locaux pour promouvoir la pratique du vélo. Nous souhaitons d’ailleurs conserver ce statut de collectif car il est très souple et permet une grande liberté. » Jean nous confie que le vélo est aujourd’hui dans une réelle dynamique due sans aucun doute à des actualités qui se télescopent, le réchauffement climatique et la crise sanitaire du COVID : « Il y a clairement un développement remarquable en Europe depuis plusieurs années, et chez nous maintenant. Les décideurs locaux se sont enfin saisis du sujet et nous arrivons désormais à nous faire entendre. » Les choses bougent en effet : la ville de Bagnères a limité la vitesse à 30 km/h en centre-ville, la CCHB* a créé un poste de chargée de mission Vélo et mobilité active et un Schéma Directeur Cyclable a été réalisé en peu de temps. L’objectif politique est à terme de mettre en cohérence le Plan Vélo de la CCHB avec celui de l’Agglo TLP (Tarbes-Lourdes-Pyrénées) afin d’offrir aux cyclistes dans l’avenir un circuit clair et sécurisé entre Tarbes et Campan. Afin de continuer à bousculer les politiques sur la thématique et à promouvoir une pratique qui permet de se libérer peu à peu de l’emprise des transports polluants, « Osez le Vélo » a décidé d’importer un concept qui se développe internationalement, celui de la « Vélorution » : « Nous portons un message environnemental qui doit être entendu, et nous profitons de la Vélorution pour communiquer auprès du plus grand nombre avec l’idée qu’il est aujourd’hui possible de faire du vélo en toute sécurité. »

« Nous portons un message environnemental qui doit être entendu »

Jean BARES

Un message volontairement sociétal

Jean Barès assume porter avec ses amis un projet quasi politique : « Il s’agit de défendre un avenir sain pour les générations à venir. Avec le collectif nous dénonçons mais surtout nous proposons. » Et de nous faire un inventaire des pistes de travail et des objectifs, apaiser la circulation – rendre nos centres-bourg plus attractifs – défendre le bien-être et la santé de tous, tout en mettant en valeur les relations nécessaires avec les écoles (l’Éducation Nationale a d’ailleurs initié le plan « Savoir rouler à vélo ») et les entreprises. Pour Jean il faut donc profiter du contexte actuel pour accélérer un processus en cours : « Le COVID a ouvert les yeux à beaucoup avec une certaine sédentarité qui nous a été imposée avec les confinements successifs. Certains ont pu découvrir à cette occasion que le vélo était l’idéal pour les balades en famille et pour se rapprocher de la nature. Il y a désormais un engouement sur lequel nous avons collectivement le devoir de surfer, d’autant que j’ai le sentiment qu’ici le vélo c’est dans les gènes. Je vois beaucoup de retraités pratiquer, et notamment beaucoup de femmes. » Un constat qui tombe plutôt bien car la prochaine « Vélorution » bagnéraise aura lieu le 6 mars prochain et sera justement axée sur les femmes (en préambule de la Journée des droits des femmes du 8 mars). Avec une nouvelle fois un message … politique et sociétal.

* Communauté de communes de la Haute-Bigorre

On the web : https://osezlevelo65.wordpress.com/

+ En savoir plus sur la « Vélorution » tarbaise ci-dessous :

Tarbes : Superbe expo pour sauver la planète

Rédac Mon Journal Local 65 | |
French photographer and procucer Yann Arthus Bertrand poses for a photocall during the MIP TV festival in Cannes, French Riviera, France, on April 17, 2007 Photo by Giancarlo Gorassini/ABACAPRESS COM | Mon Journal Local
Une expo du grand photographe Yann Arthus Bertrand - Photo : Alamy Images
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Tarbes accueille une exposition de photographies signées du grand Yann-Arthus Bertrand. Il s’agit de clichés qui illustrent la lettre du Pape François sur l’écologie « Laudato si ». Yann-Arthus Bertrand s’est exprimé sur cette exposition : « Bien que non croyant, j’ai toujours été attiré par les valeurs du christianisme : l’ amour du prochain, la compassion, l’accueil de l’autre sans jugement (…) François a su saisir dans sa globalité la grave crise de notre humanité. Il démontre avec brio que la recherche de la croissance à tout prix ne peut pas aller de pair avec la protection de la Vie sur Terre (…) La révolution écologique ne sera pas politique, car nous élisons des dirigeants pour qu’ils ne nous dérangent pas (…) Mais pour avoir envie de changer le monde concrètement, chacun à notre place, nous avons besoin d’une transformation plus profonde de nos moteurs internes, de nos valeurs. Nous avons besoin d’une conversion. »

Exposition de Yann-Arthus BERTRAND « Sauvons la planète, l’humanité en danger »

Eglise Saint-Jean (Tarbes) du 17 novembre au 16 janvier 2022

La « Vélorution » pour faire de la place aux cyclistes et aux piétons

Thomas Simonian | | ,
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Au centre Myriam Goutière, avec une partie de l'équipe organisatrice - Photo : MJL 65
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Vélo. Une manifestation d’un nouveau type va débarquer à Tarbes le 20 octobre prochain. La « Vélorution », mouvement mondial, a pour objectif d’alerter les pouvoirs publics sur la place des cyclistes dans la ville. Myriam Goutière, 24 ans (en thèse Génie Civil – Construction Durable) et porte-parole du mouvement, a accepté de nous rencontrer dans une brasserie connue du quartier Marcadieu. Pas de langue de bois.

Les cyclistes tarbais sont désormais déterminés à faire entendre leur voix, et ils ont sans doute trouvé en Myriam Goutière le mégaphone idéal : « Comme les pouvoirs publics ne semblent pas avancer aussi vite que la société, c’est donc à nous de nous prendre en main pour faire passer nos messages. » Cette volonté affichée a motivé le projet d’une « Vélorution » à Tarbes : un concept international de manifestations cyclistes qui visent à obtenir des collectivités de meilleures infrastructures pour les vélos et à réduire dans le même temps la place de la voiture dans le cœur des villes. Myriam Goutière nous confie que l’agglomération tarbaise est très en retard sur ces questions là : « Il faut se rendre compte que nous risquons notre vie à chaque fois que nous prenons le vélo. Si je prends mon cas personnel je fais sept kilomètres tous les jours entre l’ENIT et Aureilhan, et très honnêtement je risque l’accident en permanence. Je respecte pourtant le code, je suis scrupuleuse des règles, mais les automobilistes me doublent en me collant ou à des vitesses non autorisées. » Et d’ ajouter aussitôt : « C’est à la mairie de Tarbes et à l’agglo plus largement de créer les conditions idéales pour nous sécuriser. Il y a un critère simple à retenir : si un enfant de huit ans peut rouler seul dans une ville, c’est que les installations sont bonnes. Ici nous sommes encore loin du compte. Il faut imaginer pour les années qui viennent un réseau cohérent, des pistes cyclables reliées et un maillage avec les communes voisines.»

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Le show de la biodiversité à Cauterets

Thomas Simonian | |
The Cauterets Cable Car French Pyrenees France | Mon Journal Local
Un festival à Cauterets pour défendre notre environnement - Photo : Alamy Images
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Montagne. Rendez-vous à Cauterets le week-end prochain (24, 25 et 26 septembre) pour le « Festival Pyrénéen de l’Image nature » (7ème édition). Un événement pour soutenir la biodiversité dans nos montagnes, et pour faire de la pédagogie auprès du grand public. Photographes et cinéastes reconnus ont répondu présents, et vont donc venir à la rencontre des visiteurs … Marie Hervieu du Parc National des Pyrénées nous a reçu et dévoile les ambitions du projet.

Comment définir le « Festival Pyrénéen de l’Image nature » ? Marie Hervieu, en charge de la valorisation des patrimoines et de la communication du Parc National des Pyrénées, nous répond, « C’est du très beau, du très sensible et de belles rencontres ». Quatre partenaires sont à l’origine du projet (Parc National des Pyrénées, Pyrénées Magazine, Ville de Cauterets, Office de la biodiversité) avec un objectif avoué qui est de mettre en lumière la Biodiversité via la photo ou les films  : « Le public va pouvoir avoir un contact direct avec les artistes. Les photographes vont expliquer le contexte de leurs photos, et les réalisateurs vont raconter leurs épopées. Ils seront tous abordables, et répondront à toutes les questions des visiteurs. Ils vont faire partager leur passion et leur relation si particulière à la nature. L’art nous permet d’ailleurs d’ouvrir le spectre habituel des personnes intéressées par les questions environnementales. Notre festival a une approche grand public. » Cet événement est donc né en 2014, au moment de la réintroduction des bouquetins sur le territoire, pour promouvoir la biodiversité en utilisant une approche artistique. 

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Le SMTD 65, acteur écologique militant, sera au BIG BAG

Thomas Simonian | |
agents SMTD | Mon Journal Local
Les agents du SMTD 65 en action - Photo : DR
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Traitement des déchets. Le SMTD 65 assume désormais faire de l’éco-responsabilité une priorité. Des conférences, des chantiers jeunes, des projections de films, des ateliers, des actions de sensibilisation dans les grands salons, le SMTD va partout à la rencontre du grand public. Il sera d’ailleurs dès ce soir au « BIG BAG Festival » pour parler écologie. Nous sommes allés à Bagnères, en pleine préparation du site du « BIG BAG », pour rencontrer Lucie Nysiak et Katy Flamand, responsables de toutes ces actions initiées par le SMTD.

Le SMTD 65 (le syndicat mixte du traitement des déchets) est définitivement engagé dans une volonté de prêcher la bonne parole en matière d’environnement et d’éco-responsabilité. Cette structure parfois injustement méconnue du grand public a décidé de devenir un acteur majeur en matière de prévention et de sensibilisation. Une nouvelle preuve de cette promesse, la participation citoyenne du SMTD dans le cadre du célèbre « Big Bag Festival » de Bagnères-de-Bigorre : « Nous sommes partie prenante avec le Big Bag depuis 2019. Pour tout vous dire nous avions imaginé à l’origine créer un festival autour de nos thématiques, et c’était pour cela que nous avions rencontrés l’équipe du Cartel Bigourdan (association organisatrice du Big Bag) la première fois. Ils nous ont convaincus, et ils ont eu raison, de nous rattacher à leur manifestation », nous confie Lucie Nysiak du SMTD 65. Le partenariat est aujourd’hui solide avec plusieurs actions communes : des opérations avec les scolaires, une conférence et des ateliers sur le site du festival pour inciter au « tri et à la réduction des déchets » : « Participer à cet événement correspond pleinement à notre cahier des charges car le Big Bag draine des habitants de tout le département. Il a un public large qui nous permet de diffuser efficacement notre message, comme nous le faisons aussi par exemple à la Foire de Tarbes ou au Salon de l’Agriculture. »

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François Bégaudeau, le mégaphone de la cause environnementale au « Big Bag »

Thomas Simonian | | ,
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François Bégaudeau porte un message d'urgence - Photo : DR
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Combat. Il est le célèbre auteur d’ « Entre les murs » et de « Molécules », des romans à succès. Sa voix souvent « politique » porte, et parfois provoque. François Bégaudeau également fan de cinéma (il critique et a son site de podcasts) a sorti en 2020 un documentaire, « Autonomes » (L’Autonomie c’est choisir sa dépendance) , avec pour philosophie le rapprochement de l’homme et de la nature, et l’éloignement avec la société de consommation. Il est donc aujourd’hui un porte-parole, un penseur militant de la cause écologique (« Il n’y a pas de sujet qui soit plus politique »), et vient animer une conférence au « Big Bag Festival » (avec le SMTD 65) le 16 septembre prochain. Pour sensibiliser, pour alerter, pour prendre conscience. Une interview dans le réel.

Mon Journal Local 65 : La sensibilité écologique gagne t-elle du terrain ?

François Bégaudeau : C’est une évidence. Je suis assez vieux (sourire), 50 ans, pour avoir connu l’ancien temps … Cet ancien temps ou il n’y avait pas de sensibilité écologique, elle était alors marginale. Il n’y avait pas, y compris par moi-même de prise de conscience de l’urgence qui était pourtant déjà là. Depuis une quinzaine d’années, il y a indéniablement un volume de la sensibilité écologique qui a décuplé.

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Le « murmure du monde », l’art qui alerte sur l’urgence climatique

Thomas Simonian | |
mumure du monde Mathilde Walton | Mon Journal Local
Mathilde Walton souhaite alerter avec l'art - Photo : DR
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Environnement. « Le murmure du monde » est un festival d’un nouveau genre. Né de l’imaginaire « militant » de Mathilde Walton, il a tenté pour sa première édition d’interroger la façon dont la création artistique contemporaine interroge la crise écologique … Comme un appel à inverser la tendance via la culture. La fondatrice de l’événement nous a accordé quelques minutes pour aborder l’avenir de son « murmure », mais aussi pour évoquer l’actualité, « le dernier rapport du GIEC m’a cloué au mur ».

La première édition du festival écopoétique « Le murmure du monde » a eu lieu en juin dernier dans le Val d’Azun. Une initiative originale qui a mélangé culture et écologie, une cohabitation inattendue dont la créatrice de l’événement, Mathilde Walton, nous dresse un premier bilan : « C’était objectivement un saut vers l’inconnu, et nous avons eu un réel succès. Nous avons eu plutôt de la chance car il y a eu la levée des contraintes sanitaires en même temps, les gens voulaient sortir de chez eux et s’évader. Nous étions au bon endroit au bon moment. D’autant qu’avec la crise du COVID j’ai le sentiment que le public cherchait à s’interroger sur ce qui nous arrivait … » Voici donc un festival au démarrage clairement réussi. Son concept est né en 2016 en Haute-Savoie avec cette envie de développer les promenades littéraires et un « espace de réflexion » lié aux problématiques climatiques et environnementales. Suite à un déménagement Mathilde Walton, éditrice et programmatrice de festivals culturels, débarque dans nos Pyrénées et y trouve le site idéal pour faire perdurer l’aventure : « Les paysages pyrénéens ne peuvent faire qu’écho aux questions écologiques que nous souhaitons soulever. Un tel événement ne pouvait avoir lieu dans une grande ville. » Le Val d’Azun a donc été le cadre idéal pour cette première édition, pour mettre en relief des auteurs et des textes qui traitaient de la nature, de l’environnement et du monde vivant …

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Lourdes préserve sa nature avec les jeunes

Thomas Simonian | |
LOURDES ECOLOGIE | Mon Journal Local
De jeunes lourdais s'éveillent à la conscience écologique - Photo : MJL 65
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Environnement. Lundi dernier le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a publié un dernier rapport accablant et inquiétant : le réchauffement de la planète s’accélère inexorablement et les phénomènes météorologiques « extrêmes » vont se multiplier. Du côté de Lourdes on prend les choses en main avec depuis les dernières élections municipales une adjointe dédiée à la transition écologique, et le développement d’actions concrètes. C’est ainsi que dans le cadre des « chantiers jeunes » départementaux, une initiative citoyenne est née pour inciter les plus jeunes à prendre soin de leur environnement. « Mon Journal Local » est donc allé sur les bords du Lac de Lourdes, à la rencontre de douze jeunes prêts à défendre la bonne cause.

L’ Espace Vie Citoyenne Jeunesse de la ville de Lourdes ne cesse de prendre des initiatives pour élever les consciences des jeunes générations. La dernière en date, « Préservons la nature », ne fait pas exception à la règle. Durant toute la semaine douze adolescents lourdais vont en effet mener plusieurs actions avec un objectif clairement défini, celui de prendre en considération les problématiques environnementales. Au menu de ce rendez-vous pour ces jeunes plus que motivés : le nettoyage de la tourbière du Lac de Lourdes, la découverte du chemin Henri IV, de la faune et de la flore ou bien encore une sensibilisation aux plantes exotiques envahissantes avec un chantier d’arrachage. En descendant du bus qui les a déposé à l’Embarcadère du Lac, les douze adolescents participant à cette opération « Préservons la nature » avait l’air plus que déterminés. L’un d’eux nous a même glissé avec un sourire non dissimulé : « J’ai l’impression de profiter des vacances pour faire une bonne action. Nettoyer sa ville et apprendre en même temps c’est top, d’autant que le fais avec des amis. » Et ce jeune lourdais d’ajouter : « Je suis au courant des problèmes environnementaux. On en a parlé au collège, et j’ai vu des reportages sur You Tube. On sait qu’on doit vraiment agir. »

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Le « Big Bag » fait le « tri » avec des jeunes

Thomas Simonian | |
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Un chantier jeunes autour du Big Bag Festival - Photo : MJL 65
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Belle action. Le Cartel bigourdan, organisateur du célèbre festival le « Big Bag », en partenariat avec le « Point Jeunes » de Bagnères, vient d’organiser un « chantier jeunes » d’une semaine pour éveiller des adolescents aux questions environnementales. Nous découvrirons le travail de ces jeunes lors de la prochaine édition du festival. On vous en dit plus.

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Le Parc national des Pyrénées se met au vert

Thomas Simonian | | ,
Hiker relaxing by Ossoue lake, Cirque de Gavarnie | Mon Journal Local
Le Cirque de Gavarnie, un joyau de nos Pyrénées - Photo : Alamy Images
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« Cartes blanches » est un projet qui mêle ethnologie et culture, une curiosité initiée par le Parc national des Pyrénées, et qui souhaite éveiller les consciences face à une réelle menace, le réchauffement climatique. Nous avons rencontré David Penin, chargé de mission Culture au sein de cette institution, pour mieux comprendre les contours du dispositif en question. Échange avec un homme passionné et pondéré à la fois. Une espèce rare.

Le Parc national des Pyrénées vient de lancer le dispositif « Cartes blanches », une grande opération de sensibilisation à la question du réchauffement climatique. David Penin nous explique le point de départ du projet : « Le Parc national a vocation à avoir une réflexion sur le sujet car nous bénéficions notamment des aides du fonds européen NaturClima. Nous avons posé un constat troublant : on ne parle pas assez du climat, on empile les rapports mais en réalité on ne fait rien ! Malgré les diverses études alarmistes portées par le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), il ne se passe pas grand chose au niveau des décideurs. » Fort de cette analyse, le Parc national des Pyrénées a décidé de passer à l’action mais en optant pour « une approche plus sensible ». L’actualité, pourtant dramatique en matière de climat, n’arrive pas toujours à impacter l’opinion publique et David Penin pense qu’il « faut donc appuyer sur la partie émotionnelle, affective, de l’être humain. Il faut travailler sur les sensations, les sentiments. Je pense que parfois il faut savoir faire un pas de côté, et ne pas être frontal ou catastrophiste sur un sujet comme celui-là. La réalité fait souvent fuir, on aime l’esquiver. »

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