Edwige Diaz (RN) : « J’entends un vrai rejet de Macron ! »

Thomas Simonian | |
edwige diaz et marine le pen | Mon Journal Local
Edwige Diaz avec Marine Le Pen en campagne - Photo : Facebook
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Campagne présidentielle. Edwige Diaz, 34 ans, est un nouveau visage de la politique nationale. Déjà conseillère régionale Nouvelle-Aquitaine, également membre du comité exécutif du Rassemblement National, elle est ambassadrice de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Elle sera à Tarbes ce dimanche pour rencontrer les militants bigourdans du RN (« c’est une fédération dynamique autour d’Olivier Monteil qui reste fidèle en toutes circonstances ») et les motiver pour les semaines à venir « déterminantes pour l’avenir du pays. » Elle nous annonce également des bus aux couleurs de Marine Le Pen qui vont parcourir toutes les régions, et a pris le temps de répondre à nos questions en amont de sa venue dans le département : « Il faut aller partout pour porter nos valeurs ». Elle attaque Zemmour et Pécresse, en lançant un appel au rassemblement autour de sa candidate.

Mon Journal Local 65 : Quels sont les retours terrain que vous avez  ?

Edwige Diaz : J’entends quotidiennement un énorme ras-le-bol généralisé, un vrai rejet de Macron ! Je fais beaucoup de marchés chez moi en Gironde, et franchement je ressens un sentiment de haine très fort envers le Président de la République. C’est ce qui revient quasi systématiquement dans tous les échanges que je peux avoir. Ensuite sur les sujets de fond soyons clairs, le pouvoir d’achat et la sécurité sont vraiment les thématiques que les Français de la vie réelle veulent voir traiter durant cette campagne.

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Présidentielle : ça s’active en Bigorre pour soutenir Macron

Thomas Simonian | | ,
françois xavier brunet | Mon Journal Local
FX Brunet interroge : "L'alternative à Macron c'est quoi au fond aujourd'hui ? C'est soit l'extrême-droite, soit la droite ultra-conservatrice !" - Photo : MJL 65
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Élysée. La campagne présidentielle est déjà lancée même si le président sortant, un certain Emmanuel Macron, n’est pas encore officiellement candidat. En coulisses sa candidature est pourtant un secret de Polichinelle et les soutiens s’activent … En Bigorre, sous l’impulsion du député Jean-Bernard Sempastous, un comité de soutien co-présidé par Gaëlle Vallin (maire d’Argelès-Gazost) et François-Xavier Brunet (président de la CCI des Hautes-Pyrénées) vient tout juste de se créer pour fédérer les élus et les personnalités qui souhaitent encourager Emmanuel Macron dans sa quête d’un deuxième mandat présidentiel. Jacques Brune (Président de la communauté de communes de la Haute-Bigorre) et Pascal Claverie (1er adjoint au maire de Tarbes, membre du bureau de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées) ont déjà répondu à l’appel. François-Xavier Brunet, qui est aussi membre du CESE (conseil économique social et environnemental), a pris le temps de répondre à nos questions : « Le bilan d’Emmanuel Macron est profitable pour le pays. »

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Législatives : une candidature « apartisane » veut surprendre

Thomas Simonian | | ,
yves castera marie kaczmarek | Mon Journal Local
Un tandem "gilets jaunes" veut porter une autre politique sur la 2ème circonscription - Photo : MJL 65
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Campagne. Il est artisan, elle est assistante maternelle. Yves Castéra (candidat) et Marie Kaczmarek (suppléante), deux personnalités issues du mouvement des « Gilets Jaunes » dans le département, viennent d’annoncer leur candidature surprise aux futures élections législatives sur la deuxième circonscription : « Nous allons nous adresser à tous les électeurs. » Ils ont accepté de répondre aux questions de « Mon Journal Local » : « Nous portons une candidature politique apartisane. »

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Le RN 65 entre dans la campagne présidentielle

Thomas Simonian | |
monteil marché (2) | Mon Journal Local
Le RN 65 sur le marché de Vic en Bigorre - Photo : MJL 65
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Bataille électorale. Dans le sillage de leur candidate, Marine Le Pen, la fédération départementale du RN dans les Hautes-Pyrénées s’est mise en ordre de marche en vue de la campagne présidentielle. Nous avons pu échanger avec Olivier Monteil, délégué départemental du RN, quelques minutes avant une opération de tractage au marché de Vic-en-Bigorre.

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Jean-Bernard Sempastous, de La Passerelle à l’Assemblée nationale

Thomas Simonian | | ,
sempastous député (1) | Mon Journal Local
Jean-Bernard Sempastous et ses montagnes - Photo : DR
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Engagement. En ce samedi matin la neige tombe sur Bagnères, comme un appel aux Fêtes de Noël. Jean-Bernard Sempastous est seul dans sa permanence, déjà au travail. Il nous reçoit dans la convivialité et prépare le café. Nous ne le savons pas encore, mais nous allons entrer dans un long échange, vrai et éloigné de la tradition journalistique locale. L’occasion de retracer une vie (la famille, les amis, Bagnères, Rolland Castells, Emmanuel Macron), mais aussi de parler politique (les guerres de clocher à Bagnères, la future campagne présidentielle …). Celui qui a été maire de Bagnères-de-Bigorre de 2013 à 2017 et qui se prépare sans le dire à une nouvelle campagne législative pour 2022, aborde avec nous tous les sujets avec un mélange réel de conviction, de stratégie mais aussi d’une certaine timidité voire de pudeur. Le reflet d’une personnalité …

Il y a une certaine nostalgie quand le député d’aujourd’hui revisite son Bagnères d’antan : « J’ai le souvenir d’une ville jeune avec beaucoup d’enfants. Je me revois à l’école primaire Jules Ferry … Nous étions très nombreux et il y avait deux classes par niveau. » Et de se replonger dans un moment de vie heureux, plutôt insouciant : « Je vivais au bloc de ce que l’on appelle ici La Passerelle. Dans ces immeubles il y avait alors des familles plutôt de fonctionnaires … Nous vivions au deuxième étage et je descendais le plus souvent possible pour jouer au foot avec les copains. On a ensuite déménagé pour aller vivre jusqu’à ma majorité en face des usines Soulé. Rendez-vous compte qu’à l’époque la sortie des usines c’était plus de mille ouvriers qui étaient en vélo ou à pied ; c’était impressionnant pour les ados que nous étions. » Pour celui qui en a été l’édile, l’histoire avec Bagnères se résume en une belle histoire d’amour : « Cette ville est un écrin, une pépite que l’on pourrait comparer à Argelès-Gazost. Il y a une Histoire, une architecture, une situation géographique et une ambiance qui font que cette ville respire un air particulier, qui envoûte … Bagnères qui avait économiquement souffert, s’est réveillée avec Rolland Castells (maire de 1989 à 2013), même si aujourd’hui certains détracteurs semblent l’oublier. C’est un maire qui a été visionnaire et qui a pensé la ville du futur. Il faut maintenir ce réveil, et faire venir à nous de nouvelles populations. Nous l’avons d’ailleurs observé avec l’épisode du Covid, ce territoire a tout pour devenir très attractif. Il y a une vraie carte à jouer dans les années qui viennent ! Nous avons aujourd’hui beaucoup de retraités, plutôt aisés, qui viennent couler des jours heureux chez nous … C’est une bonne nouvelle pour Bagnères et ses environs, mais je rêve aussi d’un territoire qui puisse accueillir de nouveaux emplois et de jeunes couples. C’est un vrai défi collectif à relever pour l’avenir. »

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Les Insoumis ont sorti leur ours polaire

Thomas Simonian | |
20211113 110524 | Mon Journal Local
Les militants de La France Insoumise à Brauhauban pour parler écologie - Photo : DR
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Environnement. Les Insoumis hauts-pyrénéens mènent aujourd’hui dans les rues de Tarbes (Brauhauban, Verdun et Arsenal) une action pour le moins originale. Profitant de l’épilogue de la COP 26 de Glasgow, les militants de la France Insoumise utilisent une œuvre de l’artiste plasticienne bagnéraise Victoria Klotz (« Je veux être le nouveau souffle avant la tempête ») pour présenter au plus grand nombre « la nécessaire planification écologique » proposée par le candidat Jean-Luc Mélenchon en vue de l’élection présidentielle. Victoria Klotz, qui était tête de liste LFI aux dernières élections régionales, a répondu à nos questions.

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Thierry Lavit : « Je suis en mission pour ma ville, pour le renouveau de Lourdes »

Thomas Simonian | | ,
lavit 1 | Mon Journal Local
Thierry Lavit ambitieux pour sa ville avec le plan "Avenir Lourdes" - Photo : MJL 65
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Lourdes forever. Depuis son élection à la tête de la ville de Lourdes, Thierry Lavit a indiscutablement imposé un style. L’homme ne se cache pas, bien au contraire : « Plus ça tape, plus j’aime ça ! Je suis un homme libre, en mission. » Derrière ce caractère bien trempé se cache pourtant un parcours de vie, une vraie cicatrice, qui expliquent sans aucun doute qu’aujourd’hui l’édile de la cité mariale nous conseille la lecture de l’essai « Le premier jour de ma nouvelle vie », tout en ajoutant : « Je n’ai rien à perdre et je donne tout pour ma ville. Si à la fin du mandat les électeurs ne sont pas satisfaits ce ne sera pas une fin en soi … Je reprendrai ma moto pour parcourir le monde. » Un personnage entier et visionnaire : « Je fourmille d’idées pour changer cette ville, et croyez-moi elle va changer ! ». Le maire de Lourdes a donc fixé le cap et nous a ouvert les portes de son bureau pour nous faire partager son ambition et ses nombreux projets. Un entretien qui n’élude rien, même pas le sujet polémique du moment, celui de l’hôpital commun. Thierry Lavit en vrai.

Mon Journal Local 65 : En juin 2020, date de votre élection à la mairie, dans quel état avez-vous trouvé Lourdes ?

Thierry Lavit : On va se dire les choses en toute transparence, c’était le « crash » avec 85% de chiffre d’affaires en moins pour nos entreprises ; Lourdes était une ville morte. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 3 229 000 nuités en 2019, 476 000 en 2020 et 738 000 à fin août 2021. Rendez-vous compte de l’impact de ces chiffres sur nos 137 hôtels, 95 restaurants et un peu plus de 200 commerces. Dès mon arrivée avec toute la nouvelle équipe municipale, nous avons analysé le plus finement possible la situation pour préparer nos premières actions concrètes. Et très vite nous avons pu compter sur deux personnalités qui ont été déterminantes pour entamer la reconquête : la députée Jeanine Dubié et le secrétaire d’état au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne. Ce dernier était venu à Lourdes dès le mois de mars avant même le premier tour de l’élection municipale, au tout début de la crise du Covid. Il avait anticipé ce qui allait se passer et il a très vite actionné de nombreux leviers pour nous soutenir … La clé aura d’ailleurs été le comité interministériel du tourisme qui a eu lieu en mai 2020, car au départ de cette initiative seuls la Corse et les Dom-Tom devaient être soutenus. Au final, et en liaison avec Michel Pélieu (président du département des Hautes-Pyrénées) et Jeanine Dubié, Lourdes est bien entrée dans ce plan tourisme avec toutes les aides qui en découlaient … Il y a eu 141 millions d’euros versés à ce jour au titre du plan d’accompagnement pour la relance de la Ville de Lourdes, avec surtout un plan de sauvetage pour notre tissu économique.

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Débat d’idées : Olivia Carrasco (LREM) et Anthony Abadie (LFI) se lancent dans la Présidentielle

Thomas Simonian | | ,
carrasco abadie | Mon Journal Local
Ils ne sont pas d'accord et l'assument. Anthony Abadie (LFI) et Olivia Carrasco (LREM) - Photo : MJL 65
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Opposition. « Mon Journal Local » s’est donné la mission de provoquer les débats d’opinion et de permettre à toutes les tendances de s’exprimer en toute liberté. C’est dans cet esprit que nous avons proposé à la nouvelle génération politique de notre département de s’affronter sur le terrain des idées. Ainsi Olivia Carrasco, jeune quadra référente départementale LREM (La République En Marche), et Anthony Abadie, étudiant en droit et membre du groupe « Tarbes Insoumise et Populaire », ont répondu favorablement à notre invitation à l’heure de l’apéritif. Un dialogue respectueux mais vif. Passionné mais souriant. Compte-rendu d’un échange sur les valeurs de chacun, sur le « en même temps » de Macron, sur l’économie et sur la campagne présidentielle.

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Tarbes : tensions autour des jardins familiaux

Thomas Simonian | | ,
Lagonelle dagdag | Mon Journal Local
Les conseillers municipaux Selim Dagdag et Pierre Lagonelle avec des jardiniers amateurs tarbais - Photo : DR
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Polémique. L’avenir des jardins familiaux a provoqué à Tarbes une « bruyante » passe d’armes entre le maire Gérard Trémège et l’un de ses opposants, Pierre Lagonelle (Tarbes pour tous), à l’occasion du dernier conseil municipal daté du 27 septembre. La mairie a donc décidé de confier désormais la gestion de ces fameux jardins familiaux (130 répartis sur trois sites) à une seule association, « Les jardins de Mirasol, Echez, Perseigna« , présidée par un ancien adjoint de la ville, Eugène Pourchier. Or, depuis ce changement de gestionnaire, Pierre Lagonelle dénonce un manque de concertation dans les prises de décisions mais surtout l’expulsion de jardiniers … Pour de mauvaises raisons ? L’élu de l’opposition tarbaise a répondu « cash » à nos questions.

Mon Journal Local 65 : Que contestez-vous au premier chef dans ce dossier concernant les jardins familiaux de l’Echez ?

Pierre Lagonelle : Depuis des années la vie des jardins familiaux de l’Echez est paisible et la bonne humeur règne entre tous ses membres. Voici quelques mois la mairie a voulu supprimer l’association qui gérait ces jardins familiaux et a créé une nouvelle association englobant les trois sites de jardins familiaux de Tarbes, à savoir l’Echez, Mirasol et Perseigna. Le maire a désigné son ancien adjoint Monsieur Pourchier pour prendre la tête de cette nouvelle association gestionnaire, mais cela s’est fait sans concertation, dans la précipitation et en écartant sans ménagement les personnes qui avaient créé ces jardins en 1999. Cette démarche est maladroite et peu respectueuse, le minimum était évidemment d’associer « les anciens ». Mais le pire est que Monsieur Pourchier va plus loin et s’est mis en tête d’expulser de leurs jardins certains jardiniers pourtant très compétents et appréciés de tous.

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Laurent Grandsimon, le défenseur de nos montagnes

Thomas Simonian | | ,
laurent grandsimon | Mon Journal Local
Laurent Grandsimon dans son bureau à la mairie de Luz - Photo : MJL 65
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Montagne. Voici un personnage insaisissable, un élu rare, au parcours pour le moins inattendu. Ce financier de formation est parti vivre une dizaine d’années en Australie, une destination qui a tout changé dans sa vie. Il y a fait la connaissance de son épouse, il y a développé une vraie conscience écologique et son ancrage aujourd’hui à gauche n’y est sans doute pas étranger : « J’ai compris là-bas combien il était important de défendre nos services publics. L’exemple de la santé est le plus parlant à cet effet. » Revenu en famille dans les Pyrénées en rachetant « L’Hôtel des Templiers » en 2003 à Luz-Saint-Sauveur, commune dont il deviendra l’édile en 2014, il n’a de cesse de défendre ses montagnes. Cela tombe plutôt bien car depuis 2015 il est également le Président du Parc National des Pyrénées : « C’est une destinée assez incroyable car j’ai été nourri de souvenirs autour du Parc durant mon enfance. Mon grand-père était membre de l’association des Amis du Parc … » Luz, le Parc National, l’enjeu environnemental, autant de sujets abordés avec Laurent Grandsimon durant près d’une heure.

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